Mardi 6 Novembre

Je redoutais cette intervention, je pense à cette séance depuis le début des vacances, car je ne savais pas du tout comment allez être cette intervention.

En réalité, elle s’est déroulée … étrangement mais pas non plus horrible ! En fait, au début de la séance, seul 8 jeunes étaient présents, et pas ceux que l’on aurait pensé, le premier à être arrivé étant Sofiane, chose perturbante, nous avons ensuite vu arriver I., vers 17h45, c’est A. qui est arrivé en retard “a cause du bus”, et vers 18h05 c’est Ib. qui nous a fait l’honneur de sa visite.

I. et A. avait des devoirs, I. une correction de contrôle en SVT et son frère des exercices de maths. Les autres, n’avait rien à faire : je leur ai donc proposé de jouer au UNO, un petit truc que j’avais dans mon sac, où il manque les +4, ça ils l’ont vu, mais ils ont joué, à deux, 3, 4 pendant une bonne heure ! Des fois, il ne faut pas trop en demander, ils ont commencé à jouer avec nous, assis sur une table, et puis, certains ont voulus s’éloigner un peu et on opter pour le hall, mais il faisait froid … donc ils sont allés, à quatres ou cinq dans la petite salle, tous attablé, à jouer aux cartes. Autour d’A., S. est resté avec 2 autres garçons : au début je les ai charrié en disant à A. qu’il n’allait pas travailler, que ça n’avançait pas, mais en réalité ils l’ont aidé à terminer l’exercice plus vite, au départ, mais il a pas mal de difficulté, et j’ai finis par aller l’aider pour la dernière question. J’ai fais quelque chose qui me semble bien mais je ne suis pas certaine, en fait j’ai attendu qui me demande de l’aide, je ne l’ai pas aidé de manière naturelle, il a donc été obligé de venir vers moi pour me demander. Il y a alors un impact sur la relation, il est conscient qu’il à besoin d’aide, notamment de la mienne, donc son comportement sera en adéquation avec cela. C’est ce que je crois !

Vers 18 heures 15, V. à penser que ce serait peut être le bon moment pour parler du concours d’écriture mis en place, auquel on est inscrit, et où il nous faut 6 participants. J’ai trouvé que c’était une bonne opportunité, et c’est donc ce qu’elle à fait, mais au lieu de demander le silence, de demander à tous de changer de salle, d’avoir l’attention de tous le monde je pense qu’elle aurait du expliquer à tous le monde.

En fait A. et un autre garçon avait envie de jouer hier soir, et nous on fait légèrement tourner en bourrique, mais de manière subtile. Alors il se sont “échappés” de la salle où ils étaient avec V. pour venir papoter dans la grande salle, où j’étais rester travailler avec I. . Je leur ai donc demander de retourner avec V., ils ont tout les deux marmonner des choses, et je leur ai demandé s’il voulait participer, s’il voulait savoir de quoi ça parlait. Les deux m’ont dit oui : j’ai été droit au but en leur expliquant que c’était un concours d’écriture en groupe, sur un thème, et que ce serait sur une journée, point barre. Il m’ont alors lancé des regard qui en disent long, l’air de dire …mais pourquoi pas moi ? Alors je leur ai demandé de retourner voir V. gentillement pour qu’elle les intègre au projet. Par la même occasion j’ai expliqué à I., que V. a totalement zappé.

Les garçons se sont donc mis autour d’une table pour réfléchir sur le thème du concours : moi aussi, avec M., car je considère qu’on doit être au minimum de ce qu’il se passe. Et la grande surprise, et presque colère, le thème du concours : les frontières.

Comment on peut faire parler des frontières à des gamins de quartiers qui savent même pas s’ils sont réellement Français !? ça me révolte ! V. à commencer par leur demander de définir le mot frontière, tous ont pris l’exercice à coeur, même S., qui à donner des réponses pertinentes, en disant qu’elles pouvaient être longues ou pas. J’ai osé parler des frontières sociales, psychologiques, et certains ont semblé tilté, j’ai croisé des regards presque fautif, mais aucun n’a fait de commentaire. Je trouve que c’est un projet beaucoup trop proche de ce public, qui les concerne et qui peut les intéresser, mais qui est hyper complexe.

Ils étaient tous autour de la table à discuter des frontières, cela à dégénéré quand M. à parler de “ je ne sais même plus quoi” autour du sexe, et les garçons ont donc rechercher dans le dictionnaire … C’était foutu pour la concentration !

Et la, au lieu d’attendre un petit retour au calme, V. à changer d’optique, elle voulait faire la séance de lecture. Alors à 19h15, elle a demandé à tout le monde de changer de salle, encore, pour lire un passage de “Sa majesté des mouches”. Livre qui n’était pas celui choisit par ce groupe ….alors pourquoi laisse-t-on leur le choix si c’est pour ne pas l’appliquer ?! Bref, on a commencé à lire, mais il manquait des jeunes, dont A., S. et un troisième ! J’ai donc été les chercher le temps qu’elle à commencé la lecture, ils étaient cachés sous les tables …A. est allez avec les autres sans bronché, l’autre jeune également, à juste fait “genre j’ai soif” pour prendre du temps. Et S. était bloqué dans les toilettes …En tirant sur la poignée je me suis rendu compte qu’il ne lâcherai pas, je lui ai donc dis “que ça n’allait pas le faire”, il a ouvert la porte sans trop de peine, en tout cas pas physique.

Ils ont été s’asseoir, V. à commencer, 2 lignes plus tard, s’arrête en butant sur le mot “laine”, mais qu’est ce que ça veut dire une laine ….bah un pull ! Les jeunes ont fait des remarques “elle nous fait lire un truc elle compte même pas”. Retour au calme complexe, deux lignes de plus et V. part dans un fou rire, en disant quelques chose du style “on va s’accrocher aux lianes nous aussi”…J’ai pas compris la référence, les jeunes n’ont plus, mais il ne fallait pas en demander plus. Ib. s’est levée, voulait partir, elle a passé toute l’intervention les écouteurs sur les oreilles, donc autant dire que ce n’était pas étonnant. Elle à littéralement fait une crise : elle était debout, V. voulait qu’elle s’asseoit, elle ne voulait pas s’asseoir, V. l’a laissé partir : elle n’a définitivement plus de crédibilité niveau autorité. Les autres sont partis dans des commentaires limites, mais toujours sur la notion de pourquoi elle et pas moi !

Deux minutes après tout le monde était dehors, I. m’a souhaité bon courage pour mon travail, je lui ai dit de bien travailler demain matin … Les garçons se sont vite dispersé. Plus le temps passe, et plus je me dis que la relation de confiance est en train de se créer, mais je me rend compte aussi qu’il ne faut qu’un seul faux pas pour que tout chavire …

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