Lundi 8 Octobre

Mon état de fatigue est à son apogée, je ne sais pas pourquoi, je pense que je couve quelque chose, et le weekend n’a pas aidé au repos. Déjà ce matin, la motivation n’était pas au rendez-vous : les cours à la fac s’enchainent, se suivent et se ressemblent tous. Un ennuie total au sein de chacun d’entre eux, n’aide pas à se mettre en forme.

Ce matin au levé j’étais pourtant impatiente de retrouver les petits monstres, et je ne fus pas déçue, encore ce soir. Ils montrent une importance réelle pour leur devoirs. Je n’ai pas aidé beaucoup d’entre eux ce soir, je me suis concentré sur des filles, qui au premier abord semblent très dissipées mais qui ont réussi à se concentrer pour travailler, principalement des maths.

La moitié du groupe à peu près étaient avec M. dans la seconde salle, c’est à peine si j’ai vu tout le monde ce soir mais cela n’a pas réellement d’importance, le temps qu’eux trouvent leur place.

Nous avons eu la visite de S. , et notre grand chef, mais ils ne sont restés que très peu de temps. V. est toujours très absente de l’aide à proprement parlé, elle à passé beaucoup de son temps assise à sa table. Lorsqu’elle s’adresse à nous, elle n’hésite pas a nous couper en pleine explication pour placer sa phrase …Ce que je trouve un peu déplacé. En réalité M. s’occupe d’une partie du groupe le temps que je travaille avec l’autre. Je ne sais pas ce qu’ils font mais le calme qui émane de la salle laisse penser qu’ils travaillent. Si ce soir les jeunes n’étaient pas trop dissipés, c’est peut être parce que certains ont eu la possibilité de rentrer chez eux entre la fin des cours et le début de l’intervention. Mais même ceux qui sont arrivés un peu plus tard se sont très rapidement mis au travail.

V. nous propose des projets à mettre sur pieds mais se sont pour l’instant que de vagues paroles : L’idée de proposer quelque chose d’autre sur les mercredi après-midi  vient d’elle, le fait de faire des goûters, où les jeunes pourraient préparer des spécialités, est la mienne. Elle a également penser les emmener à la bfm, ce que je trouve être une bonne idée, mais cela devraient être sur la base du volontariat.

Mario lui, suit le mouvement quand il s’agit de projet, est d’accord avec beaucoup de chose mais ne donne pas forcément d’idées à proprement parler.

Un groupe de fille, notamment avec B., D. , et d’autres dont les prénoms me sont inconnus, sont difficiles à encadrer. Dans un sens elles font énormément de bruits, le moindre petits trucs les faits se dissiper, mais d’un autre côté elles font leurs devoirs et travaillent. Comment faut-il gérer cela ? Je ne me vois pas les reprendre toute les 5 secondes en leur disant de se taire, puisque cela n’aurait aucun impact de toute manière, mais il est vrai que cela peut déranger certains des jeunes ! C’est une chose qui est à  réfléchir mais je pense que la relation que l’on est en train de construire est réellement stable, et pourra déboucher sur quelques chose de très constructif.

En plus d’une semaine maintenant, je n’ai hausser le ton qu’une seule fois et ceux de manière très brève. J’ai donc mis en place une autorité presque naturelle, qui me permet en cas de débordements des limites (elles aussi naturelles) d’avoir plus d’impact, en les mettant vraiment à leur place. J’espère ne pas avoir à le faire et ce groupe me laisse penser que je n’aurais pas à le faire.

Ce soir, du point de vue de l’extérieur, presque rien n’est venue perturber les jeunes. Vendredi des dizaines d’ados étaient rassemblés devant les fenêtres, certains sont entrés, ont semés la zizanie… Aujourd’hui seuls quelques parents sont passés devant le local, ce qui fait régner un calme plus ou moins significatif !

J’ai pu dialoguer avec B. et une de ses amis, juste avant 19 heures, elles attendaient pour pouvoir y aller quand l’une dit à l’autre “hey ton père t’attend à la fenêtre !” et c’est réellement de la peur que j’ai cru lire sur son visage. Elle s’est levée pour aller regarder discrètement par la fenêtre si c’était vrai et lui a répondu “mais wesh pourquoi tu me dis des trucs comme ça la !” A en croire la suite de la conversation, ces jeunes filles ont une peur bleu de leur père, de leur famille en générale.

Le positionnement du local fait que de leurs fenêtres, certains parents voient leurs enfants, et dans un sens cela permet peut être plus de discipline, dans un autre, cela les faits se comporter d’une manière non naturelle, de peur des représailles, de ce qui se passera le soir même à la maison.

J’ai également remarqué une chose ce soir, nous avons tout de même pas mal de place, une grande salle et une plus petite. Dans la petite salle, un tout petit bureau, destiné à mettre 2 ordinateurs, est entouré de 2 chaises. Les jeunes, qu’elles que soit les jours et les groupes, sont toujours sur ce bureau : un espace reculé, tout petit, où ils sont souvent les uns sur les autres.

Ce qui laisse penser, que pour beaucoup d’entre eux, le fait d’être dans un petit espace, entouré de pas mal de personnes est rassurant. Ils travaillent alors les une sur les autres, alors que l’autre salle est quasiment vide. Ils travaillent dans peu d’espace, avec beaucoup de bruit, et entourée de monde : le schéma typique des familles défavorisées ayant plusieurs enfants.

Cela montre, entre autres, que malgré les choses qu’on leur offrent, ils est difficiles pour eux, de sortir de leurs zones d’habitude, même si cela serait dans le positif. Ils ont intégrés certains schémas de leur vie quotidienne, qui ne sont pas prêt à changer, même s’ils en ont la possibilité.

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