Lundi 13 et Mardi 14 Novembre

Je n’ai pas pu intervenir le lundi 13 novembre, tout simplement car un de mes cours, que je ne pouvais annuler se chevauchait avec l’intervention. Dans un sens, je me suis beaucoup questionné, sur le fait d’y aller ou non, de participer à ce cours ou non, mais j’ai opté pour la fac … Les études avant tout …

En réalité lorsque je suis arrivé hier soir (mardi) pour l’intervention, je me doutais que j’aurais le compte rendu de la séance de lundi sans même la demander. Mais je ne m’attendais pas à ça ….du tout. Lorsque je suis arrivé, V. et M. était présent, d’habitude M. est toujours en retard. Ils étaient tout les deux en train de discuter de la séance d’hier : ils étaient tout les deux dépités en se remémorant la séance de lundi. En réalité, je me suis presque sentie fautive sur le coup. Selon eux, les filles n’avaient rien à faire, elles ont donc eu un comportement horribles, même les garçons à ce qu’ils m’ont dit ! Elles ont parlés à V. de manière assez violente, une d’entre elle à même mis un “coup de pied” à  la cheville de V., le ton est monté, la séance était finie. Elle se sont enfermées dans les toilettes, ont apparemment fait des choses pas très catholiques (désolée pour le jeu de mots ! ), ont regardé des vidéos pas non plus hyper propres, mais qu’elles ont étés les réactions de M. et V., ça je ne le sais pas ….encore ! Mais j’espère bien avoir le retour des filles jeudi soir.

En réalité, je pressentais ce type de réaction de la part des filles, sur les 15 normalement présents le lundi, au moins 8 travaillent avec moi, donc forcément si personne n’a pris en charge ces 8 personnes cela à tourner à la catastrophe …ou presque ! Dans un sens, je ne veux pas critiquer, j’essaye d’être objective, mais je me dis que ces jeunes avaient probablement des raisons de partir dans ce genre de comportements !

V. à été jusqu’à me dire qu’ils avaient été raciste envers elle, qu’il leurs avaient parlé comme “à des petits blancs” et qu’elle voulait que le service civique qui va nous rejoindre soit “ arabe”, en tout cas pas blanc … Sur le coup, je n’ai pas réagi, et de toute façon je n’aurais pas mon mot à dire, mais c’est quoi ça ? On n’a pas assez de jugements, de réactivité, de pédagogie pour surmonter ça ? Dans un sens, encore je leur trouve des circonstances atténuantes, mais elles ne vivent que dans le racisme, elles ne répondent que par ça, tout le temps, est ce que c’est vraiment étonnant ? Est-ce que ce n’est pas à nous de réagir de manière adapté ? Je ne sais pas comment aborder la séance de jeudi du coup, je les avait quitté sur des points hyper positifs, avec la proposition du jeu “coude-genou”, et la je vais les revoir dans une ambiance et un contexte totalement différents, de part les événements qui sont survenus en mon absence ….En espérant que je sache trouver les mots.

La séance d’hier s’est déroulé de manière étrange, encore une fois, mais pas négativement. Les jeunes sont arrivés assez tardivement, sauf I. . D’ailleurs, j’ai proposé à I. de venir les jeudi, plutôt que les vendredis puisqu’elle fait partie d’un autre programme, et elle semble plutôt contente de cela, puisque selon elle, elle aurait choisi en fonction de si elle avait beaucoup de devoir ou non, mais je trouvais ça anormal de choisir entre quelque chose liée à la famille, et quelque chose liée à la scolarité !

Les autres sont arrivées vers 17h45, mais sont restés dehors (avec M. en train de fumer). Il leur a proposé de jouer au freesbee avec des bouts de papier, mauvaise idée, ils ont joué dehors une quinzaine de minutes, en ouvrant les portes et les fenêtres et en refusant de rentrer. Le problème est que lorsqu’ils sont entrés, ils étaient énervés, excités et ont commencé à se tapper : S. entre autres et un autre.

J’étais en train d’expliquer quelque chose à Mo. et I., je n’ai donc pas vu toute la scène, mais Mario à pris Sofiane pour aller discuter dans l’autre salle, V. à discuter avec un autre dont le nom m’échappe toujours. Le seul problème, c’est je pense, qu’ils ont envenimé les choses : Un était très mal après cette discussion et à bien passer une bonne heure assise sur cette même chaise que V. lui avait donné en début de séance … Elle a menacé d’appeler les parents, des deux mais également d’autres. Au cours de la séance elle à fait le tour de tous les enfants pour savoir si oui ou non elle allait les convoquer …? Pourquoi ? Un fait une connerie donc on les punit tous ? On n’est pas prof, loin de là, on n’est encore moins leur père, on n’a pas le droit de jouer sur cette peur qu’ils ont de la famille, c’est comme ça qu’on détruit encore plus la relation !

Je suis restée, à discuter, jouer avec I. et M., une bonne partie de l’heure, les autres étant avec M. dans l’autre salle, en train de travailler pour une majorité ! Pour une fois que les rôles s’échangent je n’allais pas m’en plaindre ! Il était à peu près 18h30 quand M. est arrivé avec tous les autres, ou une grande partie pour commencer à jouer au Dixit, ils ont installées le jeu et j’ai proposé aux deux qui jouaient avec moi depuis une heure s’ils voulaient les rejoindre pour changer un peu. Ils étaient tout les deux d’accords, et j’ai donc pu aller voir de l’autre côté ce qu’il se passait ! Un était encore présent dans la salle, en train de faire de l’anglais, seul, je lui ai demandé s’il avait besoin d’aide, il m’a répondu que oui, pourquoi M. est alors partis s’il y avait encore de la demande de la part des jeunes ? J’ai donc continué le travail en anglais avec ce jeune, c’était plus de l’accompagnement, de la présence, que de l’aide à proprement parlé, mais cela ne me dérange pas ! Ce jeune est hyper appliqué, attentionné, il écrit très bien, pose des questions, veux apprendre et ça se voit.

Pendant ce temps, I. est arrivé à 18 heures 20, donc V.  lui a demandé de repartir, qu’elle ne pouvait pas l’accepter. Avant, elle avait appelé ses parents pour signaler son absence qui n’avaient pas répondu.  Cela à lancer le débat des horaires, certains m’ont appris que l’année dernière, ils venaient quand ils voulaient, s’il ne venaient pas s’étaient pas grave, et ils repartaient un peu quand ils voulaient aussi …donc forcément à côté, on paraît très rigide, même très strict !

I. à monter le ton en disant que c’était pas normal, qu’elle était pas au courant, qu’elle avait quand même le droit de manger, de goûter avant de venir. Elle à été de l’autre côté avec M. puis est passé dans le hall, à charger son portable et faisait des croches pieds, des gamineries à ceux qui passaient. Elle A récupéré, je ne sais pas par qu’elle moyen mon jeu de uno que j’avais donner aux garçons. J’étais avec le jeune pour l’anglais lorsque je lui ai demandé de me le rendre, elle était au téléphone, en train de poursuivre un autre, et m’a littéralement fermé “la porte au nez”. J’étais en train d’aider le jeune, donc je n’ai pas relevé plus que ça. Lorsque V. est arrivé je lui ai demandé s’il était possible qu’elle récupère mon jeu, ce qu’elle à fait, mais cela à relancer le débat, sur le fait qu’elle n’avait rien à faire là. V. à rappeler la famille qui n’a pas répondu (on semble parler à un mur ! ). Le cas d’I. semble être connu puisque les jeunes nous lancent des “ha ça y est elle fait sa crises !”, donc j’en conclu que c’est fréquent, mais problématique.

Les jeunes n’ont pas joué longtemps au Dixit avec M. puisqu’ils étaient tous en train de faire n’importe quoi, ils sont partis vers 18h50, et un à passer sa tête dans l’encadrement de la porte, pour dire au jeune qui travaillait avec moi, que c’était la fin… Il lui a dit oui, et s’est replongé dans son exercice. Il ne comptait pas partir avant d’avoir fini, et cela s’est vu. En une vingtaine de minutes nous avions terminé donc cela prouve que M. aurait pu y prêter un petit peu plus d’attention. Je pense que le truc qui me rapproche de ces jeunes, c’est également ça, je les aide quand ils en ont besoin, je les fait pas chier pour une broutille et je leur propose autre chose !

En fait je répond à leurs besoins, qu’elles qu’ils soient, et c’est la démarche je pense à utiliser ! J’ai peur de perdre ces réactions avec les réflexions et les difficultés qu’ont M. et V. envers mes actions et mes comportements, mais je sais pourtant que c’est la clé.

Je ne me vois pas hurler sur les jeunes parce qu’ils sont montés debout sur la chaise, ou qu’ils ont dit un mot plus haut que l’autre … je veux m’amuser avec eux, prendre du temps pour les connaître, leur faire découvrir des choses, je ne veux pas que ces interventions deviennent un calvaire, autant pour eux que pour moi.

J’attends donc avec impatience la séance de jeudi, impatience et boule au ventre, ces deux sentiments qui me portent depuis le début, et qui pourtant n’ont jamais eu lieu d’être !

 

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