Jeudi 18 Octobre

Aujourd’hui beaucoup de choses se bousculent, mais dans l’ensemble mon ressenti est positif :

V. a décidé de nous faire une heure de réunion, avant l’intervention : chose qui est tout à fait inutile, puisque M. est arrivé un quart d’heure en retard, et qu’elle nous a donné aucune information. nous avons passé l’heure à critiquer, et boire le café : autrement dit, la définition d’être payé a rien faire !

La vulgarité, et les propos déplacés, entre M. et V., me pose souci, dans le sens où je suis mal à l’aise au sein de leur conversation : parler de fellation, faire des blagues touchant au sexe, et ramener la moindre phrase à un contexte sexuel, et cela même devant les enfants, est particulièrement gênant pour moi. Mais je ne peux rien faire à cela.

V. nous a simplement dit une chose à propos des réunions : “tout le monde a aimé mon projet de lecture” ….  ok, le monde a aimé peut-être, parce qu’en théorie l’idée est bonne, mais en pratique comment ça va réellement se passer, j’ai bien peur qu’on passe énormément de temps a les reprendre, et à demander le silence pour avoir leur attention et lire, alors que ce n’est pas le but de l’intervention. Proposer une activité de lecture pour les volontaires, ça je trouverai simple, mais là c’est du forçage  pur et dur.

Une chose également à propos des spectacles et des sorties culturelles, il y a un nombre de places limitées, pré-réservées, pour chacun des groupes. ce qui veut dire que sur un même spectacle, nous ne pourrons emmener que cinq, sept, ou 12 enfants. lors des réunions d’alchimie, tous les responsables  ont opté pour donner les places aux plus méritants. V. nous a alors fait une scène, parce que pour elle ce n’est que reproduire le schéma scolaire, en récompensant celui qui travaille, et en excluant les autres. elle a donc décidé, qu’elle donnerait les places aux volontaires, et que s’il y avait plus de volontaires que de places, elle tirerait au sort. j’ai donc refusé de manière catégorique : d’accord le hasard  prendra la décision à notre place, mais ces techniques de tirage au sort veut aussi dire pour aller voir trois quatre et 4 dans l’année, et que l’autre, par malchance, n’ira en voir aucun !

Nous sommes donc tombés d’accord sur une alternative, tous choisiront un spectacle, mais ce qu’ils ont voir le premier, ceux qui seront tirés au sort pour le 1er, ne participe pas au tirage au sort des suivants, jusqu’à ce que tous les volontaires aient participé. je trouve que  cela est quand même plus égalitaire.

il se produit un incident aujourd’hui, mais je ne sais pas comment situer la chose. le groupe a été relativement calme, du début à la fin, mais un d’entre a déclenché l’alarme incendie :  un d’entre eux, ou une personne extérieure ?! Leur réaction fait que je me questionne beaucoup …

en réalité,  une des jeunes était dans la petite salle avec V. ,  les autres étaient avec nous dans la grande salle, et j’ai beau refaire la scène, je ne peux pas affirmer, qu’un des jeunes de ce groupe aient était dans ce hall lorsque l’alarme incendie a été déclenché … à l’extérieur, sur le boîtier incendie, un cigare avait été déposé : chose qui n’appartient pas au jeune, et une personne extérieure aurait très bien pu déclencher l’alarme, elle n’avait qu’à tendre le bras. Puisque nous n’avons pas vraiment d’informations quant au fonctionnement de l’alarme,nous allons tout de même demander aux jeunes de sortir.

Une fois sorti je leur ai demandé de s’asseoir, est là les réactions me font penser que ce n’est peut-être pas  leur faute : je leur ai demandé de s’asseoir et j’ai attendu le calme, étrangement il est apparu assez vite, en sachant que l’alarme, toujours déclenchée, faisait beaucoup de bruit. mon air était probablement sévère, puisque S., B. et M. mon tout de suite et tu dis “ je suis sûr tu vas nous engueuler, alors qu’on a rien fait on était avec toi !” alors oui dans un sens elle avait raison, la connerie était fait, ça n’allait pas changer grand-chose !  mais dans ces cas-là une petite leçon de morale n’a jamais tué personne. Je leur ai alors expliqué que l’alarme incendie était importante, j’ai dédramatiser la chose, en disant qu’ils ne l’avaient peut-être pas fait exprès, mais étrangement je n’ai eu aucune réaction, ni provocatrice, ni de regard qui se baissent : ils ont beau être des gamins de cité : lorsqu’une connerie est faite, cela reste des enfants, soit il se vante, soit ils se sentent coupables et se dénonce. là c’est aucune des deux réactions on a pu observer, et je me questionne vraiment sur leur culpabilité. pour leur faire comprendre que c’était important, et qu’il fallait faire attention à ce genre de chose, nous leur avons montré l’alarme incendie, le mécanisme qu’il allait falloir changer,certains ont dit que c’était de la perte de temps, mais tout le monde a été attentif, n’a pas posé de problème.

Lorsqu’il qu’ils sont rentrés, après l’alarme incendie, tous ce sont plus ou moins remis au travail, sur la dizaine qui était présent ce soir, 5 m’ont dit n’avoir plus rien à faire. j’ai donc demandé à M. d’aider une jeune fille en anglais, qui a de grandes difficultés, le temps que je propose aux autres quelque chose d’autre ! il a donc accepté, et j’ai demandé aux filles qui ne faisait plus rien de m’accompagner, que j’allais leur proposer quelque chose. il était alors 19h45, et comme nous n’avons pas vu V., dans notre salle, durant toute la durée de l’intervention, je me suis installé dans le hall avec 5 des jeunes, en leur expliquant qu’à la rentrée, je souhaiterais mettre en place des activités, des jeux, et que pour que cela leur plaise, je souhaiterais leur avis sur et je que je connaissais.

à ce moment-là V. est sortie, avec M., m’a coupée dans ma discussion, pour dire à tout le monde d’aller dans la salle qu’elle avait quelque chose à leur dire,  en me disant il faut que je leur parle de la lecture. d’accord, mais j’avais quelque chose à dire, j’avais commencé, et je voulais finir : J’ai passé du temps, je me suis impliquée dans la recherche de jeux qui pourrait leur plaire,  et puisque nous n’avions pas le temps de les mettre en place ce soir, il me tenait à cœur, d’avoir au moins leur avis sur ses activités.

J’ai donc dis à V. , qu’elle avait qu’à aller dire aux autres de ranger,le temps que je finisse avec ce groupe, elle a rechigné en me disant que que c’était important de parler du projet de lecture, et qu’il fallait vraiment le faire, qu’elle n’aurai pas le temps ….. et blablabla….

Mais je ne lui ai pas donné raison, j’ai fini d’expliquer mon activité “Coude- genou” en l’imageant avec S. assise à côté de moi. Toutes, ont trouvé ce jeu bien, elles m’ont toutes dit que ça devait être drôle, et à la question, “est-ce que ça vous plairait de le faire?”,  la réponse a été oui : le but pour moi est donc atteint ! Sa. a même pris la parole, pour redéfinir les règles, et être sûr d’avoir bien compris.

Je n’ai donc pas voulu exagérer, et n’ai présenté que ce jeu-là, en disant aux filles de rentrer car V. avait quelque chose à leur dire.  il a fallu plusieurs minutes pour que V. obtienne le silence : C’est moi qui ai réussi à l’obtenir en demandant aux filles de se taire.Elle a donc demandé à chacun, s’ils avaient des livres obligatoires à lire, et dans la majorité tous en donner un titre. Puis elle  a expliqué comme mardi le principe de 5 minutes de lecture par séance : le groupe a été moins réticent que le groupe de mardi, mais il n’a pas non plus été très enthousiaste ! j’attends de voir ce que cela peut donner, mais j’ai vraiment peur que les 5 minutes se transforme en demi-heure !!

la jeune fille qui était en peine avec son anglais, et qui en réalité n’avait fait qu’une seule phrase avec M., m’a redemandé de l’aide le temps que V. expliquait. Je n’allais pas lui refuser, alors qu’elle a un devoir demain ! nous avons donc continué en chuchotant, à réaliser ces phrases anglais, tout en écoutant que d’une seule oreille la conversation : elle vota quand même pour un des livres,  qui a obtenu 7 voies, mais je ne suis pas en capacité de vous donner aucun des titres !!

Lorsque V. a eu terminé, tous ce sont précipités vers la sortie, ils se sont installés dans le hall :  je me suis assise avec eux, et c’est à ce moment, que je me suis dit que je pouvais expliquer mon deuxième jeu : à ce moment là je parlais donc au  groupe entier, qui m’écoutait relativement bien ! Et c’est là que M. et V. ont commencé à délirer sur une histoire d’extincteur,de manière sexuel bien évidemment, et ont agité les jeunes, pour quelque chose qu’ils ne comprenaient même pas !  J’ai donc eu plus de mal à obtenir un retour au calme, Mais j’ai pu expliciter le second jeu, à savoir “ il était une fois” : je ne l’ai pas appelé comme ça, je leur ai juste expliqué le principe, c’est-à-dire qu’il aurait chacun des papiers, avec inscrit des objets, des lieux, les personnages, et que pour gagner, il fallait être le premier à placer ces cartes dans l’histoire. J’ai pris l’exemple de la sorcière, en faisant la phrase “ la sorcière est méchante”, et je leur ai dit par exemple la personne d’après, qui aura le mot château, devra faire une phrase. Et c’est D. qui m’a répondu “ Ouais la sorcière est méchant et elle vit dans un château”. le principe était compris, et les jeunes enthousiastes, J’ai gagné la partie ce soir.

S. m’a même proposé un autre jeu, celui où on colle un mot sur la tête de quelqu’un, et que les autres doivent faire deviner le mot à cette personne. C’est un jeu assez ludique, rapide à mettre en place, et je pense que nous le ferons !

Je leur ai donc proposé, qu’à partir de la rentrée,  si leurs devoirs été réalisé dès le début de l’heure, qu’ils ne traînent pas à se mettre en place, alors je leur proposerai une activité différente à chaque intervention :  j’ai donc reçu de leur part des réactions très positives, ils m’ont fait prendre conscience que je dois croire en mes projets, que malgré les avis de M. et V. , je dois continuer !  Parce que c’est les jeunes qui compte, tout simplement.

Il était 19h moins 2, quand je me rendis compte que V. n’avait pas mentionné le projet de cuisine, et qu’il fallait le faire avant qu’ils partent : je leur ai demandé 2 minutes attention en plus, chose que j’ai reçu de manière très rapide. je leur ai donc expliqué qu’il y allait avoir des interventions de personnes extérieures, et que pour rendre ça plus intéressant pour eux, on allait leur proposer un atelier de cuisine en parallèle de l’intervention :  les garçons n’ont pas témoigner de réaction visibles, mais les filles en tout était en accord avec cette proposition : plein d’idées on surgit de la tête de tout le monde, en laissant place à un petit brouhaha, mais un brouhaha positif ! je leur ai donc demandé, pendant les vacances, de réfléchir à des menus, à des plats qu’ils aiment,qu’ils savent faire, pour qu’on puisse à la rentrée faire le point, et avancer sur ce projet. c’est donc sur cette note positive, que nous nous sommes souhaiter de bonnes vacances, et qu’ils sont partis.

Ce soir, il était plus de 19h10, que D. et M. était toujours présentes, Diana discutait musique avec M., je discutais avec M., puisque elle m’a expliqué ce soir, que d’habitude ils font des goûtés à la veille des vacances,  je lui ai donc expliqué qu’on ne savais pas tout ça, et qu’il fallait nous le dire : et lui ai promis, ainsi qu’aux garçons, que chacun ramènerai quelque chose pour les vacances de Noël, et qu’on ferait un goûter avant de partir !

ce soir j’ai fait quelque chose de plus, que je n’aurais probablement pas dû, mais qui ne me coûtait absolument rien.  aujourd’hui j’ai un cross, d’1 km 700, Ils sont tous arrivés très fatigué, mais M. particulièrement, puisque elle semble s’être fait une entorse, ou un claquage à la cheville. Elle m’avait donc déjà demandé pendant la séance, s’il était possible que quelqu’un la ramène chez elle, je ne lui avait pas ouvertement répondu, mais à 19h10 ma décision était prise :  je lui ai expliqué que c’était la première et la dernière fois, mais que je la ramenait. son immeuble était sur mon chemin, dans la voiture nous avons parlé de mes études, et du fait que je n’aimais pas trop la ville, donc c’est quelque chose qui l’a faite sourire ! En quittant la voiture, elle m’a souhaité de bonnes vacances, et m’a remercié de l’avoir déposé … je ne suis même pas sûr qu’un gosse de riche soit aussi poli !

En tout cas je suis heureuse du résultat de ce soir, presque fier que ce que je propose leur plaît, et je suis à présent persuadé, que malgré les tensions et la complexité de travailler avec eux, le lien et la relation que nous avons créé en l’espace de 2 semaines, va encore évoluer positivement tout au long de l’année, je pense même que ce n’est pas eux qui vont apprendre de moi, mais moi qui vais apprendre d’eux !

J’appréhende un petit peu l’intervention de demain soir, l’échec grisant de mardi me fait peur, en réalité j’ai peur que cela recommence !  Mais si ce groupe est en adéquation avec mes idées, pourquoi l’autre ne le serait pas ?! même s’il faut que je pose des conditions plus strictes, je pense que les jeunes pourront apprécier les activités,et ferais tout pour trouver quelque chose, qui les intéresse. tout simplement, parce qu’à partir du moment où ils sont conscients qu’on essaye de faire quelque chose pour eux, alors le tour est joué !

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